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Expresso

Economista poeta

Agora eu sei

De vez em quando, encontramos vozes, músicas e poemas que existiram muito antes de nós e que são lindissimos. De vez em quando, sentimos curiosidade em conhecer algo que normalmente não está no nosso trajecto. De vez em quando, o esforço vale (muito) a pena.

Embora a minha geração seja a última com influência francófona, suponho que nunca vi nenhum filme de Jean Gabin. Soube, muitos anos depois, que Simone Signoret tinha sido casada com ele. E essa eu conhecia de dois ou três filmes. Mas o Gabin, com aquele ar de ex-boxeur no Outono da vida, nunca me passaria pela cabeça que fosse um grande actor - quanto mais cantor no meio de monstros como Brel, Brassens, Regianni, Ferré e outros.

Por isso, foi com estupefacção primeiro, e encantamento depois, que descobri este Maintenant Je Sais, mais dito que cantado na voz rouca de Gabin, mas que se torna uma peça de rara beleza. É a história de como um homem evolui, desde jovem até à velhice. Mas é sobretudo o registo dos valores que guardamos no final da vida.

Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,

J'parlais bien fort pour être un homme

J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

C'était l'début, c'était l'printemps

Mais quand j'ai eu mes 18 ans

J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

Et aujourd'***, les jours où je m'retourne

J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas

Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous

Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :

Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.

C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,

j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,

Moi qui suis à l'automne de ma vie

On oublie tant de soirs de tristesse

Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS

Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge

Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses

On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses

C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !

Letra: Jean-Loue Dabadie

Música: Jean Gabin

Nicolau Santos,

Director-Adjunto